En 2022, un rétablissement complet des principaux indicateurs financiers agrégés des sociétés concessionnaires d’autoroutes et un rattrapage des trajectoires pré-Covid de 2019

Couverture synthèse des comptes des sociétés concessionnaires d'autoroutes

Paris, le 19 décembre 2023  – L’Autorité de régulation des transports (ART) publie, ce jour, la synthèse des comptes des sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA) pour l’exercice 2022. L’année est marquée par la reprise économique faisant suite à la crise sanitaire. Les principaux indicateurs financiers agrégés des SCA se sont rétablis et rattrapent même les projections de 2019. Les prévisions réalisées par les SCA montrent que le secteur s’est largement remis de la crise.

 

LA REPRISE CONDUIT À DES RÉSULTATS HISTORIQUES, PRINCIPALEMENT AFFECTÉS AUX DIVIDENDES ET AUX DÉPENSES D’INVESTISSEMENTS

Le chiffre d’affaires du secteur dépasse son niveau pré-crise. Il a atteint 11,2 milliards d’euros, soit une hausse de + 9,1 % par rapport à 2021, dépassant les niveaux de 2019 (10,6 milliards d’euros). Cette hausse reflète principalement la hausse du trafic (+ 7,5 %), qui rebondit à la suite de la crise sanitaire.

Le résultat net 2022 des SCA est par conséquent historique : il a progressé de + 11,7 % pour atteindre 4,3 milliards d’euros. Cela s’explique par une hausse modérée des charges d’exploitation, en comparaison avec la hausse du trafic, qui s’explique par une maîtrise des achats et charges externes et une stabilité des charges du personnel.

La hausse des flux de trésorerie opérationnelle a donc principalement été affectée aux dividendes (+ 0,5 milliard d’euros) – ceux-ci atteignant un niveau historiquement haut à 3,8 milliards d’euros – et aux dépenses d’investissements (+ 0,4 milliard d’euros), qui restent malgré tout en dessous des niveaux de 2019, du fait de la diminution des investissements engagés au titre du plan de relance.

LES PRÉVISIONS DES SOCIÉTÉS CONCESSIONNAIRES D’AUTOROUTES MONTRENT QUE LE SECTEUR S’EST LARGEMENT REMIS DE LA CRISE

L’année 2022 marque également un retour aux prévisions des trajectoires pré-crise. En effet, sur le périmètre des SCA historiques, le trafic total et le chiffre d’affaires 2022 atteignent plus de 98 % du prévisionnel établi lors des études financières de 2019. Par ailleurs, les études financières collectées pour 2022 font apparaître un net dépassement des prévisions initiales pour 2023, avec un chiffre d’affaires qui dépasserait de 1,4 % les prévisions faites en 2019.

Si les dernières prévisions rejoignent celles prévues avant la crise sanitaire, cette dernière a néanmoins entrainé une perte de chiffre d’affaires de 3,1 milliards d’euros pour le secteur sur la période 2020-2022 par rapport aux prévisions de 2019.

La prochaine publication de l’ART permettra de confirmer cette tendance et regardera plus finement les effets de l’inflation sur l’année 2023.

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À propos de l’Autorité de régulation des transports

Depuis 2010, le secteur ferroviaire français est doté d’une autorité indépendante qui accompagne son ouverture progressive à la concurrence : l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf). La loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques a élargi les compétences du régulateur aux activités routières – transport par autocar et autoroutes.

Le 15 octobre 2015, l’Araf est devenue l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer), avec la mission de contribuer au bon fonctionnement du service public et des activités concurrentielles, au bénéfice des clients des transports ferroviaire et routier.

Compétente pour la régulation des redevances aéroportuaires depuis le 1er octobre 2019, l’Arafer est devenue l’Autorité de régulation des transports (ART) à cette date. Enfin, la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités a étendu les compétences et missions de l’Autorité à l’ouverture des données de mobilité et de billettique, ainsi qu’à la régulation des activités de gestionnaire d’infrastructure et des activités de sûreté exercées par la RATP en Île-de-France.

Ses avis et décisions sont adoptés par un collège composé de cinq membres indépendants choisis pour leurs compétences économiques, juridiques ou techniques dans le domaine des services numériques ou du transport, ou pour leur expertise des sujets de concurrence. Il est présidé par intérim depuis août 2022 par Philippe Richert.