Adoptée grâce au recours du 49-3 hier à l’Assemblée, la loi Macron ouvre la voie à la libéralisation des lignes autocars nationales et inter-régionales en France. Une impossibilité jusqu’à présent, puisque le car ne pouvait en aucun cas concurrencer le train dans l’hexagone, sauf en cabotage (d’une ville française à une ville européenne).
C’est l’Autorité de régulation ferroviaire et routière (Arafer), qui sera chargée de veiller et d’arbitrer les seules liaisons routières composées d’arrêts distants de moins de 100 km. Une région ou une autorité organisatrice pourront saisir l’Arafer si elles jugent que la ligne autocar aura un impact sur leurs lignes ferroviaires.
Les distances de 100 km et plus seront libéralisées et ne nécessiteront pas d’autorisations préalables a spécifié la loi Macron, qui prône un système de transport par autocar « ouvert pour tous, économique et confortable ». A priori, selon Pierre Cardo, président de l’Arafer, les transporteurs de voyageurs ont déjà précisé quel type de ligne ils souhaitaient créer qui ne seraient pas frontalement en concurrence avec la SNCF ou tout autre opérateur ferroviaire. Le gros travail, malgré le manque de moyens financiers pour l’instant (la loi Macron aurait consenti un budget de 4 millions de plus, soit 15 M d’euros pour l’Arafer qui s’occupe déjà du ferroviaire), consistera à déterminer comment coordonner l’accès des autocars aux gares routières, généralement situées tout à côté d’une gare ferroviaire.
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